Monde de demain : Comment sciences et informatique seront liées en 2050 ?

Vous aussi vous vous demandez à quoi pourrait ressembler la vie dans le futur ?  Après cette période de  crise sanitaire, nous sommes nombreux à remettre en question des choses que nous pensions acquises. Il est temps de réfléchir au monde de demain et notamment aux innovations scientifiques, médicales et technologiques qui accompagneront notre quotidien. 

Nous avons voyagé jusqu’en 2050 pour interviewer 3 personnes sur leur quotidien dans le futur. Découvrez leurs réponses en exclusivité…

Explorer l’espace en 2050 

Témoignage de Luna, 27 ans, programmeuse en robotique spatiale

“Un jour on m’a dit que programmer un robot d’exploration, c’était un peu comme jouer à Outer Wilds, depuis, j’en ai fait mon métier !”

Bonjour Luna ! Tu nous a dit que tu étais née en en 2023… les choix de métiers ont dû être complètement différents pour toi ! Peux-tu nous en dire plus sur tes missions ?

Bonjour ! Vous avez fait bon voyage jusqu’ici ?

Alors moi je suis programmeuse pour robots d’exploration spatiale. C’est-à-dire que je passe ma journée à coder et intégrer des programmes pour automatiser certaines tâches des robots qui seront ensuite envoyés en mission sur différentes planètes. 

C’est un métier passionnant qui demande pas mal de polyvalence car je suis amenée à travailler sur des programmes robotiques destinés à des tâches très variées allant du déplacement en terrain nivelé jusqu’à la collecte de données en passant par la gestion de l’énergie.

D’accord, concrètement quelles nouvelles technologies utilises-tu par rapport à ce qui était fait en 2020 ?

Hum, ce qui a le plus changé je pense depuis votre époque, c’est l’implantation de l’IA dans tous les systèmes de nos robots.

On utilise ce système pour faire gagner les robots en autonomie une fois arrivés sur leur planète de destination. Ils sont à présent capables d’analyser leur environnement pour prendre des décisions seuls comme par exemple : mettre certaines de leurs fonctions en veille pour ménager leur consommation d’énergie lors de leurs déplacements en terrain escarpé ou encore de collecter et envoyer des informations qui leur semblent pertinentes même si elles sortent du cadre de leur mission principale.

Super ! Et pour tes collègues astronautes qui sont envoyés en mission, à quoi ressemble leur quotidien ?

Alors, pour les astronautes déjà en orbite, il existe un système de streaming qui permet à n’importe qui, n’importe où dans le monde de suivre en direct leurs activités quotidiennes ! 

Autrement pour mes collègues qui sont encore au sol, ils suivent des entraînements quotidiens intensifs, notamment grâce à des programmes utilisant la VR ou la AR. Ça leur permet de se projeter plus facilement dans certaines situations qu’ils vivront réellement une fois en mission et apprendre à mieux gérer leur stress ou économiser leur énergie par exemple. 

Je rêverais d’essayer un de ces programmes un jour mais ils sont très physiques ! En attendant je me contente de l’e-sport à mon niveau…

Se soigner en 2050 

Témoignage de Greg, 36 ans, médecin en mobilité

Médecin en 2050
« J’avais 6 ans quand il y a eu la pandémie de Covid-19, 
depuis j’ai poursuivi mon rêve de devenir médecin”

Nous retrouvons à présent Greg. Peux-tu nous dire comment se passe ton quotidien comme médecin en 2050 ?

Bonjour ! Merci pour votre question. 

Alors comme la plupart de mes collègues je suis médecin “en mobilité”. Concrètement, cela veut dire que je travaille dans un hôpital de secteur et je suis également amené à partir en consultation à domicile au cours de ma journée. 

Les patients peuvent nous contacter via une application et un médecin disponible dans l’hôpital le plus proche reçoit une notification avec l’adresse où se rendre et des premiers éléments qui serviront au diagnostic.

Comment fonctionne l’application concrètement ? Le patient remplit ses symptômes ?

C’est l’idée ! Le patient décrit ce qu’il ressent et peut également ajouter son pouls, sa tension ou encore sa température. Ces données sont collectées grâce à des dispositifs connectés à l’application : il existe pour le moment une montre connectée et un micro-thermomètre à coller sur la tempe en cas de suspicion de fièvre.

Avec leur accord, les personnes les plus fragiles comme les personnes âgées ou malades chroniques peuvent garder en permanence ces dispositifs sur eux. 

En fonction de l’évolution des données collectées, une crise peut ainsi être détectée par l’application qui envoie alors une alerte au médecin disponible le plus proche.

Tu nous as expliqué tout à l’heure que tu avais 6 ans lors de la pandémie de Covid-19. As-tu connu d’autres situations de crise sanitaire depuis ?

Oui ! Il y a 8 ans, il y a eu une nouvelle pandémie avec un virus qui touchait le système nerveux. La crise a par contre été gérée bien différemment de ce que j’ai pu connaître quand j’étais enfant.

À l’époque, mes parents m’avaient parlé de l’application StopCovid qui permettait de détecter si on était entré en contact avec une personne malade. Je me souviens que l’application n’avait pas eu beaucoup de succès, j’imagine que c’était en raison de la protection des données. 

Une application similaire a été développée il y a 8 ans et elle a été utilisée beaucoup plus massivement car aujourd’hui les personnes ont bien plus l’habitude de divulguer numériquement des informations médicales, notamment via l’application dont je vous parlais tout à l’heure.

Les nouvelles technologies en 2050 

Témoignage d’Ada, 42 ans, développeuse expert

Développeuse experte
“Je suis née en 2008, j’ai appris à coder quand j’étais au lycée, depuis j’ai vu passer de nombreuses innovations sur lesquelles j’ai eu le temps de faire mon avis”

Bonjour Ada ! On t’a vu travailler tout à l’heure et c’était super rapide, tu utilises un ordinateur quantique ?

Oui c’est exact ! C’est assez répandu aujourd’hui, j’en utilise un au travail mais je suis également équipée à la maison. J’ai mis un peu de temps à m’habituer au début car j’ai eu l’habitude d’utiliser des ordinateurs en binaire pour la majorité de ma vie.

C’est bien plus rapide et ça m’aide énormément dans mon travail au quotidien.

Tu nous as dit que tu t’intéressais aux nouvelles technologies, tu peux nous en dire plus sur ce qui se fait en ce moment ?

Oui bien sûr ! Un domaine qui marche super bien en ce moment c’est l’AIoT, c’est une discipline qui combine IA et IoT. Le principe est simple : cela permet d’intégrer un système d’intelligence artificielle dans un objet connecté.

Je travaille dans une boîte d’informatique et on recrute pas mal sur ces technos-là en ce moment.

J’ai pas mal d’objets qui fonctionnent avec ce système à la maison. Par exemple mon frigo connecté : Je peux rentrer sur l’écran les aliments que j’ai le plus l’habitude de consommer, il va ensuite détecter lorsque ces aliments sont presque épuisés et va m’envoyer un SMS pour me proposer de passer commande dans un des magasins proches de moi.

Ce système a quand même ses limites car parfois je trouve ça un peu intrusif ces rappels constants. Heureusement, mes enfants de 12 et 14 ans ont grandi avec ce système et sont plus habitués que moi, du coup je les laisse gérer cette partie.

C’est intéressant que tu soulèves cette question des limites dans le progrès scientifique. Tu as d’autres exemples à nous donner ?

Oui, le plus flagrant aujourd’hui c’est celui du transhumanisme et du “corps augmenté”. C’est une pratique qui devient de plus en plus courante. 

Ça pose problème notamment dans la question du sport car les personnes qui ont le corps modifié n’ont plus le droit de concourir dans certaines catégories. 

D’un point de vue éthique nous sommes encore nombreux à nous poser des questions sur ce sujet, notamment celle-ci : La modification du corps en y intégrant une machine doit-elle être réservée aux personnes qui souhaitent compenser un handicap ou faut-il permettre à un plus grand nombre de personnes d’y accèder au risque de créer des inégalités ?

Bon vous vous en doutez, en réalité nous n’avons pas encore réussi à inventer de machine à voyager dans le temps, nous ne pouvons donc qu’imaginer comment se déroulera le quotidien des scientifiques et informaticien·nes dans 30 ans.

Et vous ? Quelles questions vous posez-vous sur le futur ? Venez échanger avec nous sur LinkedIn